Ce qu’il faut vraiment prévoir pour acheter une maison au Canada en 2024

Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur le marché immobilier canadien : aujourd’hui, les chiffres donnent le vertige. Entre janvier 2023 et janvier 2024, le prix moyen d’une maison au Canada a dépassé 700 000 dollars, selon l’Association canadienne de l’immeuble. À Montréal, la moyenne s’établit autour de 520 000 dollars, tandis qu’à Toronto, elle dépasse 1,1 million. En Colombie-Britannique, certains marchés affichent des prix encore plus élevés. Au-delà du prix affiché, de nombreux coûts annexes s’ajoutent à la transaction immobilière. Les particularités fiscales du Québec diffèrent du reste du pays, modifiant la facture finale et les étapes à prévoir lors de l’achat.

Où en sont les prix des maisons au Canada et au Québec ?

Les hausses de prix dans l’immobilier résidentiel au Canada n’ont jamais été aussi marquées. Devenir propriétaire, aujourd’hui, implique souvent de repenser ses priorités et son budget. Passer la barre des 700 000 dollars de moyenne nationale n’est pas anodin : cette situation découle d’une demande qui ne faiblit pas, face à des offres immobilières toujours limitées. Les grandes villes, notamment Toronto avec ses 1,1 million de dollars, imposent d’emblée un rythme intense et des exigences élevées. Vancouver, quant à elle, grimpe à 1,2 million. Montréal se positionne à 520 000 dollars, plus accessible que les métropoles de l’Ouest, mais au-dessus de la majorité des villes du pays. À titre de comparaison, Québec ou Winnipeg tournent autour de 360 000 dollars, un écart qui s’explique par la démographie et l’économie locale.

Pour saisir les différences de prix d’un bout à l’autre du pays, voici un aperçu des moyennes constatées dans les principales villes canadiennes :

  • Toronto : 1,1 million $
  • Vancouver : 1,2 million $
  • Montréal : 520 000 $
  • Québec : 360 000 $
  • Winnipeg : 360 000 $

En Ontario ou en Colombie-Britannique, il faut réagir vite et présenter un dossier solide : la concurrence est redoutable. À l’inverse, sur les marchés des Prairies ou de l’Atlantique, la progression des prix reste contenue. Acheter en banlieue, en plein centre-ville ou dans une zone en développement ne requiert pas le même engagement ni les mêmes arbitrages.

Dans les grandes villes, il est devenu rare pour une famille de réaliser un achat sans devoir revoir ses attentes à la baisse. Pourtant, en s’éloignant du centre, il reste possible de trouver des maisons à des montants plus accessibles, même si cela suppose de faire des concessions sur la localisation ou les infrastructures à proximité.

Quels sont les frais à anticiper lors de l’achat d’une maison ?

Le prix affiché sur l’annonce n’est qu’un début : devenir propriétaire au Canada suppose d’intégrer un ensemble de frais annexes qui gonflent le coût global. Les oublier, c’est risquer de se retrouver dépassé au plus mauvais moment.

La taxe de bienvenue, ou droits de mutation, varie d’une province à l’autre et peut représenter plusieurs milliers de dollars, surtout dans les grandes villes. Les frais de notaire sont systématiques et scellent juridiquement la transaction. À Montréal ou à Toronto, ces postes de dépenses font grimper le montant final bien au-dessus du simple prix d’achat.

Pour éviter les mauvaises surprises, il est indispensable de prévoir les principaux frais associés à un achat immobilier :

  • Frais de notaire : entre 1 200 $ et 2 500 $ dans la majorité des cas
  • Taxe de bienvenue : variable de 0,5 % à plus de 2 % du montant total, en fonction de la région
  • Assurance prêt hypothécaire : obligatoire si la mise de fonds reste sous la barre des 20 % du prix de la maison

Lorsque l’apport n’atteint pas le seuil requis, l’assurance prêt hypothécaire s’impose. Ce coût, parfois sous-évalué, peut peser lourd sur le budget du ménage pendant toute la durée du prêt. Quant aux frais d’agence, ils sont souvent assumés par le vendeur, mais ce n’est pas une règle absolue. Les taxes municipales et scolaires, ainsi que la variation du taux d’intérêt, jouent aussi sur le coût mensuel à prévoir. Un simple ajustement de l’un de ces paramètres peut remettre en question la faisabilité du projet ou la capacité d’emprunt.

Achat ou location : comment faire le bon choix selon votre situation ?

Opposer achat et location, c’est réduire à une simple équation ce qui relève d’un véritable choix de vie. Acheter, c’est se projeter, s’ancrer. Louer, c’est miser sur la flexibilité et la liberté de mouvement. Dans les marchés les plus tendus, où l’accès à la propriété devient un parcours d’obstacles, la location a ses avantages : résilier un bail, changer d’environnement, suivre une opportunité professionnelle, tout cela se fait sans accroc.

Cependant, la vie de locataire n’est pas exempte d’aléas : incertitude sur la stabilité du logement, hausses de loyer, déménagements imprévus. Devenir propriétaire, c’est accepter d’assumer des engagements financiers sur le long terme, d’intégrer l’entretien et l’imprévu dans son quotidien, mais aussi d’espérer une valorisation de son bien et la tranquillité d’un foyer durable.

Pour mieux cerner les enjeux de chaque option, il peut être utile de comparer ces aspects :

  • Louer : souplesse, frais initiaux réduits, facilité de changer de cadre de vie
  • Acheter : projet à long terme, création d’un patrimoine, potentiel de plus-value, contrepartie de charges fixes et d’engagements soutenus

Le contexte local, prix au mètre carré, fiscalité, taux de vacance, perspectives d’emploi, pèse lourdement dans la balance. Se tourner vers des conseillers spécialisés permet d’affiner son analyse et d’éviter des écueils inattendus.

Au Canada, choisir d’acheter ou de louer revient à tracer sa propre trajectoire au sein d’un marché exigeant, en tenant compte de ses besoins présents et de ses ambitions à venir. Le visage de l’immobilier évolue rapidement ; ceux qui savent anticiper et s’adapter gardent la main sur leur avenir.

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